La Palma hors saison : vraiment une bonne idée ou un pari risqué ?
La question revient souvent dans les forums et groupes de voyage : est-ce que ça vaut le coup de partir à La Palma en dehors de la haute saison ? Décembre, janvier, octobre… des mois qui font parfois peur, surtout quand on ne connaît pas bien l’île. La réponse courte : oui, ça vaut le coup. Mais avec quelques nuances qu’il vaut mieux connaître avant de réserver.
Si vous êtes du genre à planifier vos escapades nature en dehors des périodes chargées, vous avez sûrement déjà réfléchi à des séjours alternatifs, plus souples, plus proches de la nature. La Palma hors saison s’inscrit exactement dans cette logique : moins de monde, plus d’authenticité, et des prix qui font plaisir.
Hors saison à La Palma, ça veut dire quoi exactement ?
La haute saison à La Palma s’étale grosso modo de novembre à février pour les touristes nordiques qui fuient l’hiver, et de juillet à août pour les Espagnols et les Français. Les « creux » se situent donc plutôt en mai-juin et en septembre-octobre. Si vous cherchez des idées de séjours nature à organiser sur ces périodes creuses, le site www.camping-week-end.fr propose des pistes intéressantes pour des escapades en plein air adaptées à chaque saison.
Ce n’est pas comme d’autres destinations où hors saison rime avec ville fantôme. À La Palma, la fréquentation reste modeste toute l’année – c’est une des moins touristiques des Canaries. Donc « hors saison », c’est juste encore plus calme. Et ça, c’est loin d’être une mauvaise nouvelle.
La météo hors saison : ni parfaite, ni catastrophique
Soyons honnêtes : La Palma, c’est une île volcanique couverte de forêts et de nuages. La météo y est capricieuse en toute saison. Ce qui change vraiment selon la période, c’est la probabilité de pluie et la température.
En automne (septembre-novembre), les températures restent très agréables, autour de 22-26°C sur les côtes. Les pluies commencent à faire leur apparition, surtout dans la partie nord et dans les zones d’altitude. Mais franchement, les averses passent vite, et l’île est verte, lumineuse. Le ciel de la Caldera de Taburiente peut se boucher en deux heures – et se rouvrir tout aussi vite.
En hiver (décembre-février), il peut faire frais en altitude. Le parc national de La Caldera peut avoir des températures inférieures à 10°C au-dessus de 1500 mètres. Sur le littoral, on est plutôt entre 18 et 22°C. Pas tropical, mais très vivable.
Au printemps (avril-juin), c’est peut-être la meilleure période pour les randonneurs. Les paysages sont d’un vert intense après les pluies hivernales, les fleurs sont partout, et la chaleur n’est pas encore étouffante.
Ce que vous gagnez vraiment à partir hors saison
Les prix d’abord. Les vols depuis la France ou la Belgique peuvent être deux à trois fois moins chers en mai qu’en août. Pour les hébergements aussi, la différence est notable. Un appartement à Santa Cruz de La Palma qui coûte 90€ la nuit en plein juillet peut tomber à 55-60€ en octobre ou en avril.
Les sentiers pour vous seuls. La Palma, c’est un paradis pour la randonnée – la Ruta de los Volcanes, le Bosque de los Tilos, la Caldera de Taburiente. Ces itinéraires sont magnifiques, mais en août, vous ne serez pas seul. Hors saison ? Vous pouvez faire des kilomètres sans croiser personne. C’est une expérience complètement différente. Meilleure, je trouve.
Les habitants. Ça peut paraître anecdotique, mais c’est réel : hors saison, les locaux sont plus disponibles, plus détendus. Les bars de Los Llanos de Aridane ou de Tazacorte ont une autre ambiance quand ils ne sont pas envahis de touristes. Les conversations s’engagent plus facilement, les conseils sont plus authentiques.
Les vrais risques à ne pas minimiser
Ce serait malhonnête de dire que tout est parfait. Il y a quelques points à anticiper.
Certaines activités peuvent être fermées ou réduites. Quelques prestataires de randonnée guidée ou de plongée ne fonctionnent qu’en saison haute. Pensez à vérifier avant de partir si une activité précise est dans vos priorités.
Les conditions en altitude peuvent changer vite. En hiver, si vous prévoyez de faire de la randonnée dans le parc de La Caldera, surveillez les prévisions météo de près. Les sentiers peuvent être glissants, certains tronçons temporairement fermés. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ça demande de la souplesse dans la planification.
Les connexions aériennes sont plus limitées. Hors saison, certains vols directs depuis la France disparaissent du planning. Il faut parfois passer par Tenerife ou Gran Canaria. Pas dramatique, mais à anticiper pour éviter des correspondances compliquées.
Pour quel type de voyageur c’est fait ?
Franchement, partir à La Palma hors saison, c’est surtout fait pour ceux qui :
- aiment la nature et la randonnée, et préfèrent les sentiers vides aux bouchons de rando
- ont un budget limité et veulent en avoir pour leur argent
- fuient les plages bondées et cherchent une ambiance locale authentique
- ont une certaine flexibilité (météo, activités, horaires)
Si vous rêvez de plage intensive et de soleil garanti tous les jours, la haute saison reste plus rassurante. Mais si vous êtes prêt à accepter une météo légèrement imprévisible en échange de prix réduits, de tranquillité et de paysages à couper le souffle – hors saison, c’est clairement une option sérieuse.
Notre verdict
Un pari risqué ? Non, pas vraiment. Plutôt un choix malin si vous vous y prenez bien. La Palma hors saison récompense ceux qui préparent un minimum leur voyage – météo, logistique, activités – et qui n’ont pas besoin de soleil garanti à chaque instant pour profiter.
L’île est belle, peu fréquentée, et honnêtement sous-estimée. La découvrir quand les autres ne sont pas là, c’est peut-être la meilleure façon de la comprendre vraiment.

